Wonderdad – Blog papa enfant bio picture
  • Papa t’es le plus fort !

    Quand on entend cette phrase de la bouche de son enfant on gonfle les pecs, on rentre le ventre, on lève le menton au ciel et les poings serrés sur les hanches on s'exclame : "merci mon ange mais je suis un papa comme les autres tu sais !"

    Mais pour être un super papa comme les autres encore faut il de petits conseils. Voici donc l'intérêt d'un tel blog. Partageons chers darons le secret de nos pouvoirs et continuons à faire rêver nos petits rejetons...

    © Isalaf

Voyage en amoureux à Venise

Voyage en amoureux à Venise

Être parent, c’est vraiment un métier qui s’apprend sur le tas. Certains ont déjà des prédispositions, d’autres se découvrent des qualités enfouies jusque là et d’autres malheureusement se demandent à quand le site « on a échangé nos enfants ».

Pour tous il y a un bon moyen de conserver le cap du bonheur familial, ce sont les voyages en amoureux.

Et quel plus beau lieu que la ville number one dans le top five des lieux mythiques de l’amour ? Je vous le donne en mille : VENISE ! Il y a des lieux comme ça, sans n’y être jamais allé, vous avez déjà des milliers de clichés en tête. Ça me rappelle le Canada, j’imaginais des bucherons gigantesques roulant dans des grosses voitures vivant au milieu d’une grande forêt alors qu’en fait une fois là-bas tu découvres qu’il y a que des bucherons gig…….. Oubliez mon exemple.

Quand je pensais à Venise je m’imaginais affublé d’une perruque à la Louis XVI, Agnès d’une grand robe pigeonnante et nous courrions dans les ruelles vers la place Saint Marc où nous attendrait Georges Clooney qui nous accueillerait avec une tasse de café et de son Whats Else légendaire. Nous partirions en gondole pour participer au carnaval couvert de loup scintillant pendant que… achevait sa énième composition en nous regardant virevolter du haut de son balcon… oui je sais j’ai une imagination débordante, et comment vous croyez que j’arrive à raconter des histoires sans livre à ma fille ?

Bref ! J’avais donc décidé d’offrir à ma dulcinée pour ses trente ans qu’elle a depuis 5 ans, une week-end en amoureux, d’autant plus que le dernier que je lui avais offert n’était qu’un prétexte à caler une date pour qu’elle soit disponible le jour de son anniversaire surprise pour fêter ses vrais trente ans. Bref.

Départ depuis l’aéroport de Beauvais, jusque là ma femme ne connaissait pas la destination de notre voyage, et comme j’ai la chance d’avoir une femme à l’âme neuve (référence à l’épisode 14 de la saison 3 de FRIENDS où Phoebe explique à Joey qu’il est une âme neuve :  « c’est une âme qui n’a pas encore vécu et qui ne connaît pas grand chose de la vie »), arrivant devant le tableau d’embarquement Agnès avait le choix entre deux destination Lisbonne ou Trévise, conclusion très simple, nous nous rendons au Portugal ! Ah quelle joie d’avoir une nana qui a séché tous les cours d’histoire géographie au collège. La surprise continuait donc jusqu’à ce qu’elle vérifie sur internet et là découverte: « c’est en Italie, on va à Trévise en Italie ! Génial je connais pas, y a quoi la-bas ? », l’esprit serein, ma surprise était toujours intacte, on embarque.

Arrivés sur place nous prenons le bus qui nous emmène jusqu’à la gare de Venise. Agnès découvre alors l’air hagard que nous quittons le continent pour rejoindre une île ! C’est alors que ses yeux s’ouvrirent au maximum de leur capacité intra-occulaire, que sa mâchoire inférieure tomba vers la bas déclenchant un clic crac caractéristique qui précède habituellement un Knock Out lors des matchs de boxe : « Mais on va à VENIIIIIIIIIIIIISEEE !!!!! » C’est dans ces petits moments de la vie d’un homme, si intenses mais néanmoins si fugaces que l’on se sent l’être aimé le plus important à leurs yeux ! Juste avant qu’elle ne s’empresse de vérifier si la destination choisie présente l’option wifi et juste après vous avoir reproché de ne pas être le créateur des toilettes portables qui permettent une pause pipi n’importe où !

Notre week-end de romance pouvait donc commencer.

Que dire de Venise si ce n’est qu’il est vraiment vraiment (j’insiste) très agréable de se perdre dans ces petites ruelles, dans ce dédale d’allées d’où l’on s’attend toujours à croiser un être mystique de la grande époque vénitienne. Bien sûr une fois dépassés les pièges à touristes, votre regard se focalisera sur ce que la vie a de plus beaux à vous dévoiler. Perdez vous dans ce labyrinthe et étreignez l’être aimé pour un baiser romantique à la lumière orange des quelques appliques qui ornent ces rues.

Voyage en amoureux à Venise

Prenez un billet valable 48h pour emprunter les vaporettos afin de partager la vie des vénitiens comme un italien emprunterait le métro pour partager comprendre la vie parisienne. Aller visiter l’opéra grandiose de La CALLAS, installez-vous à la terrasse d’un restaurant et dégustez les tomates à la mozzarella italienne hum un délice ! Flânez dans les boutiques et ne vous faites pas avoir par les marchands de masques fabriqués en chine. Privilégiez les petits artisans certes plus chers mais tellement plus méritants et dont le travail est mille fois plus beau. Venez écoutez un opéra classique proposé dans un lieu insolite et interprété par des chanteurs, chanteuses et danseuses de grand talent.

Voyage en amoureux à Venise

Partez pour une journée découverte de Murano et Burano, à la découverte des maisons colorées, des restaurants aux serveurs polyglottes et des verreries où les artisans locaux vous feront découvrir leur passion et leurs techniques.

Posez-vous à la place Saint Marc et admirez le flot des visiteurs, des badauds et des habitants depuis la vitrine du Café …….. Un lieu où le temps semble s’être arrêté.

Petit info utile pour éviter les surprises, dans les restaurant on vous rajoute sur l’addition le prix des couverts ! En même temps je ne suis jamais venu au restaurant avec les couverts mais pour la prochaine fois je me verrais bien essayer de poser ma petite mallette en cuir noir sur la table, la déverrouiller et en sortir mes couverts argentés de mon baptême et dire au serveur : non merci j’ai les miens, ça ira ! Le tout dans un italien impeccable bien sur !

Mise à part cette petite différence à notre culture française, Venise reste une ville dont on s’approprie les us et coutumes très rapidement, en même temps notre histoire est étroitement liée avec celle de l’Italie du coup le dépaysement n’est pas aussi brutal que notre voyage en Thaïlande. N’y voyez pas ici la critique d’un parigot qui cherche à nouveau à critiquer bien au contraire, nous avons adoré Venise (avec du soleil) je cherche tout simplement à vous décrire le sentiment que l’on rencontre en tant que visiteur d’une ville étrangère.

Ce voyage est donc une excellente étape pour se retrouver loin de la monotonie quotidienne qui nous envahit de temps à autre. A recommander grandement pour tous les amoureux, les curieux, les randonneurs, les cultivés, les touristes ou tout simplement ceux qui souhaitent tout simplement se retrouver ailleurs pour aucune raison.

facebookpinteresttwittersubscribecontact

Thaïlande en famille – Koh Tao Paris

Mes chers parents je pars…

Oh je sens poindre quelques larmes du coin des yeux lorsque vous vous remémorez cette scène poignante du film « La famille Bélier », qui soit dit en passant, fait la part belle à Sardou, j’ai même cru que le film était réalisé par lui même.

On se retrouve à l’accueil de l’hôtel où nous avions été si bien accueilli il y a trois jours de cela… en face le restaurant qui nous a reçu tant de fois, enfin toutes les fois ou Julien avait faim…on regarde une dernière cette vague qui n’atteindra jamais la dune, tu vois, comme elle je reviens en arrière, comme elle je me couche sur le sable et je me souviens… Heu… Joe Dassin sorts de ce corps ! Une fois la petite famille apprêtée, on rejoins le local où nous avions réservé les billets pour le bateau et le bus, direction Surat Thani, pour prendre ensuite un train de nuit jusqu’à Bangkok. En espérant retrouver au passage, le passeport d’Emy à l’aéroport, car je vous le rappelle, pour ceux qui suivent nos aventures, que cela fait deux semaines que je m’acharne à savoir où se trouve le précieux document.

Tout le monde dans le pick-up, et quand je dis tout le monde je pèse mes mots : nous six avec les enfants, plus un couple de jeunes français, plus les valises de tout ce petit groupe, ajoutez à cela deux sacs de randonnée de deux voyageurs étrangers qui eux, montent dans le véhicule. Autant vous dire que dans ce moment là, on repense à notre poète nationale, si mal reconnu et pourtant si adulé par la ménagère de plus de 60 ans, je veux bien sûr parlé de Patrick Sebastien : « Ah qu’est ce qu’on est serré, au fond de cette boîte, comme des sardines, comme des sardines ! »

Arrivée au port, on pose les pieds sur le quai d’embarquement, il est 9h25 plie poil cinq minutes avant le départ, c’est impeccable on aura pas trop à attendre, belle organisation ! Oh la, oh la ! Je parle trop vite, j’ai oublié que le Thaïlandais, en plus d’être souriant parfois, d’être un amoureux des enfants, un mange tard, un lève tôt, un chauffard et un sniffeur de menthol (oui j’ai découvert qu’ils avaient souvent un truc collé dans le nez, en fait il s’agit d’un stick mentholé qui dégage le nez, certains en deviendrait même accro, il ne faut pas que j’oublie d’en prendre pour mon pote Fadhel), et bien le Thaïlandais ne rime pas avec organisation mais avec débrouille. Donc nous voici avec une queue de 150 mètres de touristes devant seulement 2 guichets et qui, comme nous, espèrent partir à 9h30. Je me retrouve à faire le pied de grue dans une ruelle qui permet tout juste de laisser passer les piétons, la file de voyageurs et de temps à autre un quad, un scooter ou tout autre engin qui pourrait allégrement te rouler sur les pieds.

Trois quart d’heure plus tard j’accède enfin, tant bien que mal, au guichet réservé au départ pour Surat Thani. Les billets en poche je m’empresse une nouvelle fois de penser trop vite : « génial on va pouvoir enfin embarquer ! », STOP !!! Comme dirait la pub, quand y en a plus, y en a encore ! Alors pour vous la faire courte, j’en déduis, avec quelques français dans la même situation d’attente que moi et qui caractérise tant, les moments d’attente lors des grêves de la SNCF avec encore moins d’information, c’est dire si on n’en savez rien de ce qu’il se passait et si nous allions pouvoir embarquer un jour ! Nous pensons tout de même, à voir l’agitation face au port et les aller-retours des bateaux, que le Thaïlandais ne prévoit pas, il prend les réservations quitte à faire du surbooking et ensuite il avise. Du coup le premier bateau pour Surat Thani est bien parti à l’heure mais un autre est affrété pour le surnombre. La situation est assez cocasse, des centaines de gens attendant qu’on leur donne des informations, collés les uns aux autres, avec leur petit autocollant de couleur sur le maillot indiquant leur destination. Je découvre alors, encore une fois pas mes propres moyens c’est à dire en parlant à mes potes de galère, que le bateau passera sûrement par Koh Phangan, Koh Samui et enfin par Surat Thani. Donc en gros les autocollants jaunes, bleus et rouges, dans le même bateau ! ça va faire une belle boîte de Smarties tout ça !

En m’attendant les filles Stéphanie et Agnès occupent les filles comme elles le peuvent pendant que Julien cherche des ultimes brochettes à se mettre sous la dent. 10h30 on embarque. Sachez que si vous prenez un bateau en Thaïlande c’est le premier monté qui est le dernier parti car après faut que tu récupères ta valise qui a été la première installée dans le bateau, comme une reine, on a pris soin d’elle, on l’a entreposé délicatement dans un coin, et on lui a dit à tout à l’heure, juste avant qu’elle reçoive sur la gueule une centaine d’autres valises ! Et quand tu descends du bateau, tu n’as plus qu’à attendre de récupéré les miettes de ce qui était, du temps jadis, ta valise ! Partant de ce postulat, on ne se presse pas pour monter.

Thaïlande en famille - Koh Tao Paris

Premier arrêt : Koh Phangan. Je dis au revoir à mes nouveaux compagnons d’infortune, un couple de Lyonnais qui partent faire la Half-moon sur l’île de Koh Phangan. Comment ? Je ne vous ai pas parlé des Moon Partys ? Shame on me ! Alors il faut savoir que cette partie là de la Thaïlande est réputé assez tranquille, voir familiale, comparé à Phuket plus à l’ouest et qui s’apparente davantage à un Saint Tropez asiatique, voir même un Ibiza bis. Du coup, pour palier à ce manque de fun et d’Extasie probablement, les locaux où plutôt les expatriés qui ont vu ce potentiel financier en Thaïlande, ont inventé les Moon Party. Il s’agit d’organiser des rêves party sur les plages toute la journée et surtout la nuit, pour fêter : la pleine lune, la demi-lune et la nuit sans lune. Quand je repense à toutes ces fois où, avec Julien, on a montré notre lune et personne n’a fait la fête pour autant !

Bref, c’est les trois-quart du bateau qui se vide ainsi sur l’île, on va avoir de la place ? Comment ça nous aussi faut que l’on descende ? Ah bah oui ça aurait été trop simple. Il faut que nous récupérions le bateau qui était le notre à 9h30 et qui attend encore sagement à quai. Donc rebelotte, on sort du bateau, je récupère les valises avec une première victime, la valise de nos amis Stéphanie et Julien. On fait la queue pour le nouveau bateau, installation et départ pour Koh Samui. Arrivé sur la deuxième île, nous sommes heureux de constater que cette fois ce n’est que les autocollants rouges qui sont tenus de sortir, les bleus étant déjà arrivé sur Koh Phangan. J’ai envie de crier que je ne suis pas qu’un simple autocollant, je suis un être humain, mais je m’abstiendrai par respect pour ce personnage si incroyablement mal considéré, je veux bien sûr parlé du père de Dumbo, Elephant Man.

Thaïlande en famille - Koh Tao Paris

Donsak, terminus tout le monde descend ! Il s’agit maintenant de récupérer le bon car. Alors le mec sur Koh Tao nous avait dit que l’on devait rejoindre l’aéroport avec nos tickets, on se dirige donc vers l’autocar qui prend cette destination. Après avoir charger les bagages en soute, une femme nous indique que nos billets nous permettent de nous rendre à Surat Thani centre ville ! Misère… On ressort toutes les valises, mais Stéphanie a la bonne idée qui me fera gagner du temps, je reste dans ce car direction l’aéroport pour récupérer le passeport de ma fille, moyennant 150 baths de plus pour le changement de destination, et quant à eux, ils rejoignent le centre ville, on se retrouve après. Julien me confie son portable afin que je puisse les joindre et me donnant également le code PIN.

Je prends position dans le car et remarque, dans la partie de la mer qui borde le quai, un aileron sortant de l’eau, et là, un dauphin qui saute en dehors de l’eau, je bondis comme un fou sur mon siège ! Les voyageurs interloqués se retournent et nous voici tous collés à la vitre, enfin tous sauf un coupe d’allemands qui ne comprenaient rien à ce qu’il se passe, c’était trop comique, à chaque fois qu’ils se retournaient face à la vitre le dauphin replongeait dans l’eau. Je sors le téléphone de Julien pour prévenir la troupe de cette nouvelle, mais là…impossible de me rappeler le code PIN, comment je vais faire pour les joindre ? Un monde sans portable devient de suite plus hostile.

Je prends la direction de l’aéroport, seul, dans ce véhicule qui me trainait. A la place du mort un chien loup, me jetait un regard un peu fou, sur la route de Memphis ! Sorts de ce corps Eddy Mitchell ! 1h30 plus tard, mon voisin Hollandais décolle sa bouche baveuse de mon épaule, le voyageur de devant moi lève son dossier libérant par la même occasion, le sang de mes cuisses permettant l’oxygénation du bas de mes jambes. Je sors prestement du véhicule et me dirige à toute vitesse vers l’accueil de l’aéroport. On me dirige vers le bureau de Air Asia et je communique toutes les informations que j’avais réussi à glaner durant mes longues heures au téléphone. L’attente est longue, dix minutes par lesquelles je suis passé par les différentes phases du deuil : Déni, ce n’est pas possible qu’il l’ait perdu. Colère, c’est quand même incroyable de perdre un passeport. Marchandage, je dors dans l’aéroport tant que je n’ai pas le sésame. Dépression, dégoûter de devoir aller au commissariat et au consul si je n’ai pas le document. Acceptation, résigné, je commence par avoir l’habitude des plans galères, c’est ma destinée.

 « Monsieur ? tenez le passeport ! », et là lumière surgit du haut du plafond, j’entends le chant des oiseaux ou des anges je ne m’en rappelle plus, mon corps semble léviter dans le hall de l’aéroport. Au bout de quelques minutes Yahvé me dit qu’il va falloir retourner sur terre, il me parle d’une mission à accomplir, de propager la bonne parole, blabla, enfin je vous épargne les détails que je n’ai pas compris. Je m’empresse de sortir de l’aéroport afin de trouver un taxi pour me raccompagner au centre ville qui se trouve à une bonne demi heure d’ici, et là, quelle stupeur ! Pas de tuk-tuk en vu, pas de taxi-meter, rien ! Seul au monde ! Je comprends pourquoi tant de fois j’ai appelé cet aéroport sans réponse. C’est un lieu qui semble prendre vie seulement lorsqu’un avion s’y arrête, sinon c’est le calme plat. « Taxi ? », je me retourne et là, je rencontre un homme au volant de sa super Toyota, à côté du panneau : Service Limousine! Je continue de jouer avec la chance aujourd’hui, le dauphin aurait-il été annonciateur de bons présages ? La question désormais est : comment retrouvé mes amis dans un lieu que je ne connais pas, sans portable ? Au pire je les attendrai à la gare. Je donne cette direction au chauffeur et regarde la route défiler devant moi… Ah tient un mec qui ressemble à Julien ! Ah mais c’est lui, et puis il y a tout le monde avec lui ! Chauffeur, suivez ce mec aux brochettes ! Encore une fois la chance me sourit.

 Nous errons dans les ruelles pour tuer le temps, c’est que l’on a 4h à tuer avant le départ du train. Jour de marché ! On découvre une multitude de stands et de nouveaux délices dont les fameux insectes. ça serait dommage de partir d’ici sans avoir goûter. Hum, c’est croustillant les sauterelles grillés, c’est farineux, comme les petites vers. Par contre j’ai fais l’impasse sur les grosses larves et les immenses blattes ! Mon cerveau n’a pas pu.

Après avoir trainé nos âmes en peine jusqu’à la gare et squatte les canapés du café d’à côté, nous montons dans le train. Les lits sont déjà faits, il n’y a plus qu’à border les petites et tout le monde au lit…

Tout à 10 balles

Définition Larousse : « Nuit blanche : Une nuit blanche est une nuit complète sans sommeil, sans avoir dormi la journée précédente ni dormir la journée suivante. »

Entre la climatisation poussée à moins 8000 degrés, la banquette de lite de 40 centimètres qui te menace d’une chute à chaque virage, les rails qui semblent régulièrement entrecoupées, la peur de voir les petites tomber de leur banquette, autant vous dire que la quantité de sommeil se limite à quelques minutes. Alors que l’intendant du wagon est venu à bout des 28 lits, il attend patiemment que Stéphanie, Cléaline et Julien sortent de leur lit.

10h soit une heure trente plus tard sur l’heure prévue, nous arrivons à la gare Hua Lamphong de Bangkok. Les bagages sont installés au dépôt, direction le centre commercial prestigieux du centre ville, le MBK. « Eh dis donc les tuk-tuks vous êtes où là ? », c’est fou ! Trois semaines en Thaïlande et nous avons pris des habitudes de vieux routiers, on arrive même à prendre de vitesse ces chauffeurs qui nous sautaient à la gorge lors de notre arrivée ici-même il y a plus de 20 jours !

Thaïlande en famille - Koh Tao Paris

Alors pour imaginer le MBK, vous visualisez le centre commercial de la Défense vous y rajouter 4 étages et vous multipliez la densité des magasins par 10 et vous aurez peut-être une idée de ce que ce centre commercial peut donner ! Une quantité incroyable d’articles à bas prix que l’on peut encore négocier de moitié !
C’est simple en Thaïlande si tu n’as pas peur de la douane au retour, tu viens les mains dans les poches et tu repars avec trois valises pleines ! Et encore tu seras loin d’avoir dépenser ton budget fringue du mois dans ta petite boutique parisienne. Par respect pour les autorités aux frontières je ne commenterai pas ce qu’on a pu rapporter dans nos valises mais on a tout de même été sage sur les dépenses. C’est ça de prévoir les courses en fin de vacances, on a un budget plus sage qu’au départ.

Les courses sont faites, les petits cadeaux sont emballés, Julien commence à avoir une patte d’éléphant à la place du pied. Vendredi dernier il s’est blessé sur les coraux lors de notre balade en snorkeling. La petite balade commerciale plus le frottement de la tongue ont raison de sa blessure, elle a enflé ! Le pauvre boîte dans les allées, vivement la piscine de l’hôtel pour un bain de pied. Pour corser le tout direction le Big Bouhda allongé dans le Wat Pho, à côté du palais royal. Pour 100 baths on peut donc contempler cette représentation de Bouhda allongé sur son lit de mort avant d’atteindre le nirvana. Une statut de 43 mètres de long sur 15 mètres de haut enfermé dans un temple dédié à sa vie. On se croirait dans le dessin animé ‘Alice aux pays des merveilles’, lorsque Alice a mangé un gâteau pour grandir et qu’elle se retrouve coincé dans la maison. La première chose que l’on constate en entrant dans le palais, mis à part la taille monumental de la statut, c’est que cette représentation de Bouhda à la fin de sa vie semble plutôt représenter un homme en train se préparer pour une grosse sieste devant une série télé, la main de le pantalon avec une bonne bière, à la « Al Bundy » pour les puristes de sitcoms américaines.

Nous profitons des allées de ce dernier temple, comme un dernier ‘Adieu’ à ce pays qui nous a fait découvrir tant de merveilles. Pour notre retour à la gare nous négocions comme de vrais pro le prix de notre dernier tuk-tuk, le mec voulait nous vendre 2 véhicules pour nous six au prix de 600 baths à cause de l’heure de pointe, on a descendu le tout pour un tuk-tuk au prix de 300 baths, non mais, y a pas marqué ‘touriste’ sur notre front ! Le mec garde le sourire quand même, il sait qu’il gagne sa journée malgré tout. On est devenu des vrais pros du tuk-tuk à 6, quand je pense qu’à Paris on prie pour rouler dans des Scénics ou des Espaces  alors qu’ici on a fait tous nos déplacements dans une boîte à gants.

Le temps de récupérer les valises et Julien qui patiente avec son pied-beau à réussi à négocier deux taxi-meters pour nous amener à l’hôtel près de l’aéroport pour 450 baths. L’hôtel, je l’avais repéré sur internet, il présente tous les critères pour passer une bonne dernière soirée : piscine, restaurant, superbe literie et à 5 minutes de l’aéroport avec la navette, le tout pour 1050 baths (32€), parfait ! Alors le problème avec les taxis en Thaïlande, ils ne connaissent pas le GPS ! Du coup on a galéré à la sortie de l’autoroute pour retrouver l’hôtel. Il a fallu que j’utilise la tablette du chauffeur pour lui montrer d’abord comment on s’en sert, puis pour lui montrer le chemin… Alors pour le chemin je pense que lorsque j’ai cliquer sur ‘chemin plus court’ j’aurai mieux fait de m’abstenir ! La route qu’on a emprunter vaut celle qu’on a rencontrer à Koh Tao avec les 4×4 ! Le chauffeur était mort de rire avec son collègue au téléphone, je pense qu’il ne s’imaginait pas à un tel plan galère, c’est mal nous connaître !

Heureusement tout est bien qui finit bien, nous remercions les chauffeurs de 50baths supplémentaires et nous sautons dans la piscine. On peut dire que cet hôtel est peut-être le plus classe qu’on ait fréquenté en trois semaines ! La chambre est classe, la douche ne fuit pas, la literie est neuve, la piscine n’est pas verte, le restaurant fait un peu pensé au réfectoire ds grand bureau mais tout est propre. En fait cet établissement à ouvert ses portes il y a 6 mois, d’où  le chemin de terre pour y arriver et la qualité irréprochable des locaux, grand bravo au Dwella Suvarnabhumi, 9/10 ! Encore un petit point à gagner sur les rebords glissants de la piscine et ça sera optimum. Julien panse sa plaie pendant que nous repensons à ce voyage, la journée de demain promet d’être rude, 18h de voyage ! Profitons de ces derniers instants de douceur avant le retour à la réalité.

Thaïlande en famille - Koh Tao Paris

Ceintures !

Le réveil sonne et déjà nos esprits anticipent cette dure journée. L’accueil de l’hôtel s’assure par téléphone que nous sommes prêt à rejoindre la navette, il soigne la prestation jusqu’au bout. Dans le hall nous attendent plusieurs touristes mais pas nos amis, le réveil n’est pas leur point fort ! Nous montons dans la navette et là surgit leur petite frimousse, dommage qu’il n’y ait plus de place dans notre navette, ils prendront la prochaine.

Une fois à l’aéroport, on constate que Julien a fait une croix sur les chaussures, tongs ou tout autre accessoire pouvant agrémenter son pied blessé. On pourrait croire que c’est un touriste qui a trop pris goût à cette coutume locale qui veut que l’on se déchausse avant d’entrer dans n’importe que magasins ou temples.

Nos valises sont enregistrées et nous pouvons nous réjouir de ne pas dépasser les 20 kilos requis pour chacune, ce qui n’est pas le cas de beaucoup de touristes devant nous qui sont obligés de vider ou transférer leurs affaires. S’ensuit pour eux le dramatique jeu du Tétris géant ou comment répartir les kilos en trop dans des bagages déjà trop plein.

Le petit déjeuner nous rappelle que nous sommes de retour dans la civilisation occidentale avant même d’y avoir posé les pieds, 600 baths (18 €) pour 2 cafés, un croissant et un sandwich pain de mie jambon fromage ! Damned, où sont passés nos breakfasts 3 fois moins chers pour 3 fois plus copieux ?

On installe les filles ensembles sur les deux places près du hublot pendant que nous occupons les quatre places du milieu dans l’appareil, en espérant qu’elles ne s’entretuent pas pendant le voyage, Emy et Cléaline, deux âmes sœurs pour le meilleur et pour le pire !

Après 9h de vol, 35 parties de tennis proposées par l’écran télé incrusté sur le siège devant moi, un déjeuner et un dîner servis par les gentilles hôtesses russes, deux baffes et un crochet pour le duel Emy Cléaline commenté par Julien, deux films à l’eau de rose pour Agnès et Stéphanie et nous voici à Moscou pour notre changement d’avion. Le pied de Julien a semblé vouloir exploser à un moment donné. Le pauvre souffre le martyr ne peux plus faire dix mètres sous peine de s’effondrer. Je négocie avec les services de l’aéroport pour avoir un fauteuil roulant qui n’arrivera qu’une demi-heure plus tard. Il va pouvoir encore se targuer d’une nouvelle blessure et d’un nouvel échelon dans son dossier déjà bien fourni aux urgences!

Deuxième vole et déjà la chef de cabine s’inquiète de l’état de santé de Julien, elle prévient de suite l’aéroport à Paris et organise le transfert de notre ami avec le service concerné qui l’accueillera dès notre arrivée. Elle lui ramène aussitôt une poche de glace. Quand je pense qu’on a osé dire du mal de l’accueil a à la française !

Lors du voyage on déguste notre quatrième repas de la journée, dommage que nos estomacs soient encore plein car la présentation n’a rien à voir avec les précédents. On dirait un plateau repas acheté chez planète sushis, en plus y a du saumon et un friand jambon fromage, ils ont soigné le repas, bienvenu chez Air France. Les dernières heures sont les plus dures, ont tente de conserver le cap mais le menton rejoins inexorablement le torse, fermant nos lourdes paupières. Lorsque le steward nous demande de nous redresser pour l’atterrissage c’est comme lorsque vous vous réveillez avec votre bras engourdi d’avoir dormi dessus et que vous tentez de le bouger, c’est au-dessus de vos forces !

 Heureusement à notre arrivée l’agent chargé du transfert de Julien sur 4 roues nous permets de passer devant tout le monde lors du contrôle d’identité, c’est toujours une bonne demi heure de gagner ! Les bagages sont récupérés et nous remercions Josiane la mère de Julien et Gilles d’être venus nous récupérer à l’aéroport. Il est 22h à Paris mais dans nos têtes il est 3h du matin plus quelques supplémentaires de la fatigue du voyage. Nous prenons connaissance des nouvelles du pays et donnons quelques nouvelles du voyages de retour, oui pas besoin d’épiloguer sur la Thaïlande Gilles a suivi toutes les étapes décrites sur Wonderdad, il y en a qui le lise !

Ce fût un sacré voyage, dépaysant au plus haut point et riche en aventures ! Peut-être qu’on aura l’occasion d’y revenir mais d’ici là on aura plein de souvenirs en tête pour parfaire notre vision de cette partie du monde. Comme dit l’adage « les voyages forment la jeunesse », alors malgré nos traits tirés, nos cernes et le pied enflé de Julien, on peut dire que nos âmes ont grandit en découvrant cette nouvelle culture et ce nouveau peuple. On se sent riche de pleins de choses, pleins d’émotions et de sensations. Il faut profiter en famille de ces occasions c’est une nouvelle façon d’enseigner la vie à ses enfants, une manière de leur montrer des choses différentes, de ne pas craindre l’autre avec notre ignorance mais d’apprendre à le connaître avec curiosité et tolérance…

facebookpinteresttwittersubscribecontact

Thaïlande en famille – Koh Tao sous l’eau

Oh les poissons !

Après le petit déjeuner, on se retrouve entre amis sur la plage pour faire un point sur l’organisation de la journée : Julien va s’informer du prix de la location des quads, je vais demander le prix des taxis, Agnès se charge de demander le prix des taxi-boat en n’oubliant pas de les prendre en photo, et Stéphanie se charge de connaître le prix des transats! Verdict : Les scooters à 200 baths chacun, la journée sont les moins chers, ils remportent la palme du meilleur plan, arrive en seconde position les quads avec 600 baths chacun et le taxi arrive derrière pour 1500 baths. Je ne vous parle pas du prix des taxi-boat tant la mer semble assez agitée.

On hésitait pour la baie Mango mais finalement vu l’état de la route pour y accéder on opte plutôt pour la baie de Tanote, plus à l’est. En moins de 2 kilomètres, on comprend pourquoi tant de gens louent les services d’un taxi 4×4 ! La route bitumée était déjà assez chaotique mais alors ce qui nous attend après en s’approchant des plages est encore pire ! Ce n’est pas seulement des routes de terres, mais des routes parsemées de trous que je ne peux appelé nid de poule mais plutôt nid d’hippopotame, avec en prime, quelques gros rochers pour rajouter un peu d’épices à l’aventure, bah oui comme si c’était déjà trop facile. Bon autant vous dire qu’on a laissé les scooters au premier virage de terre et qu’on est descendu à pieds, au grand désarrois de Cléaline et son père qui ne sont pas des marcheurs… autant le coup de fourchette est quasi parfait, autant la nage ne pose aucune problème, autant la marche c’est carrément la calamité ! Tout le monde a sa cryptonite !

Arrivée à la plage de Tanote Bay on découvre un petit coin charmant coincé entre des rochers, avec un petit restaurant et quelques bungalows qui bordent la plage dans les hauteurs. Nous enfilons rapidement nos masques et nos tubas et là, c’est une grande surprise ! Des poissons à gogo, des rouges, des verts, des bleus, des toutes les couleurs, des petits, des gros, même une raie ! Une raie ??? Ah non ça ce sont les fesses de Julien qui  a oublié d’attaché son maillot de bain. Les filles sont réjouis, c’est magique, comment autant de poissons avec autant de personnes pour les regarder…aïeu ! mais c’est qu’ils mordent ces bestioles ! Ah ok, je viens de comprendre, dans le guide il parlait justement que ce genre de plage est une sorte de piège à touristes, les locaux nourrissent les poissons afin de les attirer et d’attirer par la même occasion les voyageurs attirés par le spectacle. Du coup des poissons aucunement craintifs voir même carrément agressifs ! Bon ne vous imaginez pas non plus le remake des dents de la mer mais c’est tout de même surprenant de se voir grignoter le mollet par un poisson de 10 cm de long !

Thaïlande en famille - Koh Tao sous l

Pour le retour on cède aux exigences de nos amis et on monte dans le taxi 4×4. Une véritable montée épique, digne des attractions à sensation. Heureusement pour notre porte-monnaie, le retour en scooter se fera sans égratignure, ici la caution ça n’existe pas, tu abîmes le scooter tu le repaies ! C’est la location à la mode thaïlandaise. On fini comme d’habitude notre aventure sur la plage, bien après le soleil couchant, pendant que les filles font un bain de nuit. En vacances tu fais vraiment ce que tu veux… le retour à la réalité promet d’être compliqué.Thaïlande en famille - Koh Tao sous l

 Le grand bleu

Dernier jour à Koh Tao. Après un petit déjeuner dans un café qui se la joue ambiance Starbuck, je rejoins le club de plongée de l’hôtel. Ca parait mieux organiser que le club précédent, le matériel est rapidement rangé dans des sacs avec des numéros, chacun à le sien, toutes les bouteilles sont déjà pourvues dans le bateau. Quelques plongeurs en tuba se joignent à l’équipe, c’est également un bon moyen d’accéder à des spots sympas plutôt que de risquer sa vie en scooter ! La présentation est en anglais, le briefing est en anglais, alors autant vous dire qu’il faut être attentif, mais je ne me débrouille pas si mal, heureusement que je commence à être un habitué des règles de sécurité d’une bonne plongée, merci Puteaux Plongée ! Pour la compréhension ça le fait, mais pour la discussion ça se complique un peu plus, de toute façon dans l’eau ça se limite à : Ok ? Pas ok ? T’as vu ? Il te reste combien d’air dans ta bouteille ? et c’est tout ! Donc pas besoin d’aller chez Wall Street Institute, mais c’est vrai qu’après une bonne plongée t’aimerait bien discuter davantage de ce que tu viens de voir au fond. Tiens des français ! Ah ils ont fait du snorkeling… pas grave on peut parler quand même !

Ces deux plongées furent assez belles, toutes les couleurs, toutes ces espèces, avec en prime pour la fin du voyage la rencontre avec deux tortues de mer ! Roooo cette Gopro !!!  Pourquoi j’ai pas acheté une deuxième batterie ! Bon pas grave, le plus important reste gravé dans la tête, mais pour combien de temps 😉 La plongée c’est mon petit monde à moi, en tant que wonderdad c’est important de s’octroyer du temps pour soi, ça permet de se ressourcer, de gagner en hauteur, de prendre du recul et puis surtout, n’oubliez pas que j’ai deux femmes à la maison, alors quelques minutes dans le monde du silence ça détend…

Le retour se fait sous le soleil qui revient, serait-il décidé à nous dire aurevoir ? Le périple passe mieux que l’avant veille, pas une envie de passer la tête par dessus bord ! C’est ça les plongées de l’après-midi, l’estomac est mieux réveillé.Thaïlande en famille - Koh Tao sous l

je rejoins mes amis et ma petite famille sur la plage, on a décidé de se faire un massage tous les six! On pénètre dans un salon ouvert face à la mer, avec le soleil couchant, il y a tout ce qu’il faut au tableau pour finir ce séjour en beauté ! Bon autant vous dire qu’au bout de dix minutes de massage les filles n’en pouvaient plus, elles étaient mortes de rire à chaque fois que les masseuses les touchaient ! Le salon c’est transformé en show à la sauce Emy et Cléaline. Pour nous remercier de les avoir autant fait rire, les masseuses nous ont gratifié d’un petit tarif. Note pour plus tard, en Thaïlande si tu veux des ristournes vient avec tes enfants, ils en sont friands ! Belle rime !

Thaïlande en famille - Koh Tao sous l

facebookpinteresttwittersubscribecontact

Thaïlande en famille – Koh Phangan Koh Tao

Journée à Thong Nai Pan Yai

Thaïlande en famille - Koh Phangan Koh TaoThaïlande en famille - Koh Phangan Koh Tao

Oh mon bateau !

Après avoir remercié notre charmante hôtesse de nous avoir accueilli dans ce beau Resort, nous rejoignons le port de Thong Sala pour embarqué. Le départ est prévu à 12h30 mais le temps de charger les bagages et la foule ça laisse le temps pour quelques brochettes !

1h45 de traversée qui me paraissent interminables… Heureusement que ma fille commence à maitriser le 1000 bornes ça permet de varié les plaisirs, ce n’est pas que je n’aime pas chanter, d’ailleurs je sifflote un peu partout, douche, travail, dans la rue, mais passer plus d’une heure à chanter avec les filles les hits de l’été ça va 5 minutes, on est plus à la chasse aux éléphants, on a fait du chemin depuis Chiang Maï.

Les heures filent et on regrette déjà tous les repères que nous avions à Koh Phangan, et que dire de Koh Samui avec notre bungalow préféré au Tree House. On se dit que si Koh Tao ne fait pas l’affaire on reprend un ferry directe pour y retourner. C’est fou tout de même comment l’homme a besoin de son confort et de ses habitudes. La peur de l’inconnu l’incite bien souvent à battre en retraite avant même d’avoir vécu, essayé ou enduré.

Arrivés sur le débarcadère de Koh Tao, dans la baie de Mae Haad. Ce qui nous interpelle dans un premier temps c’est la taille de l’île. Elle est assez petite, le guide du routard indique 21 km2, soit 3km sur 7 ! C’est ouf ! La distance d’un semi-marathon ! Allez Agnès mets tes baskets et fait nous le tour de l’île…. bon elle a décidé de se mettre en off pendant la durée des vacances, oh ça va, c’est pas comme si cette année elle n’avait pas acheté 3 paires de baskets Nike, une pour chaque 600 bornes effectuées, une dizaine de maillot de running, deux ou trois collants pour affronter les diverses saisons, et je ne vous parle pas des 3 ou 4 portes Iphone qu’elle a du user. Elle a bien droit à un peu de repos, profitez en pour essayer de la devancer sur l’application Nike+ Running avant la rentrée parce que après c’est trop tard.

On dépose les filles à un bar terrasse plage, et on file faire tous les hôtels du coin dans le quartier de Sairee Beach. Une petite allée jonchée de petites échoppes pour faire des emplettes, des salons de massages, des écoles de plongée, des restaurants et des hôtels. On va vite prendre gout à se promener par ici.

Beaucoup d’hôtels sont complets ou trop chers. On fini par valider deux bungalows pas super classes dans le Island Dive Club à 1200 baths la nuit. Au passage, on trouve un Resort vraiment appétissant Le Sairee  Cottage qui propose même dans sa structure deux piscines et un club de plongée. Nous commençons par discuter avec la responsable à l’accueil mais pour ce soir un seul bungalow en bord de mer est dispo et pas dans nos prix. La dame nous propose en revanche, demain, un bungalows pour trois personnes et un bungalow pour deux, quelle aubaine, on lui ok banco ! « Combien êtes vous ? » – « Bah 6 pourquoi ? » – « Ah non je ne peux pas vous louer une chambre de deux c’est bien trop petit, par contre je peux vous louer deux bungalows de 2 places avec celui de 3. » – « Mais si on vous dit que ça nous gêne pas que notre enfant dorme près de nous ! » – « Oui, mais non ! ». C’est dingue, la nana nous fait un caca nerveux parce que Julien propose de mettre sa fille dans le même lit que lui et sa femme et on nous fait un procès d’intention dans le pays où le tourisme sexuel des mineurs est roi… on aura tout vu ! Nous rentrons tout penauds de notre maigre trouvaille mais avec la ferme intention de chercher à nouveau demain un hôtel qui correspondra davantage à nos attentes. Pour l’heure il est temps d’aller installer nos valises dans notre cabane de Robinson et de profiter de la mer. Le temps pour moi également de m’inscrire à deux plongées dans un club près de la mer. 2 000 baths (60€) pour 2 plongées c’est honorable, en plus avec le système PADI t’as pratiquement rien à faire, c’est tout juste si ce n’est pas eux qui te monte ton matos. Par contre l’heure va piquer les yeux, demain rendez vous à 6h45, ouah !

Je retrouve toute la fine équipe sur la plage pour profiter du coucher de soleil et les filles qui barbotent dans la mer, elles ont bien mérité de se défouler. Julien nous raconte une nouvelle fois comment il a fait preuve de pugnacité, il est retourné au fameux Resort afin de négocier à nouveau des places de bungalows, chance pour lui, une autre femme était présente à l’accueil, elle lui présente ce qu’elle aura demain, c’est à dire 1 bungalows près de la mer à 2500 baths et 1 autre à 1700 baths sans frigo, comment sans frigo ? On ne nous en n’avait pas parlé de ceux là ! Et du coup pour le surlendemain elle a un bungalow à 1700 baths qui se libère également, du coup il réserve tout ça afin de finir les vacances en beauté et ne faire qu’une nuit dans la cabane défraichie du Island. Tout est bien qui fini bien.

Thaïlande en famille - Koh Phangan Koh Tao

La soirée se termine dans un restaurant choisi par Julien et dont la spécialité c’est ???? Des brochettes bien sûr, merci à ceux qui suivent. D’ailleurs ça me fait penser qu’hier une explosion a eu lieu en plein Bangkok provoquant des dégâts dans un lieu touristique. Alors premièrement ce n’était pas un lieu où nous sommes passés, mais plus important c’est que nous n’étions pas à Bangkok ce jour là puisque nous étions à Koh Phangan, je remercie donc tous ceux qui, apeuré d’apprendre cette nouvelle de l’attentat, on sauté sur leur tablette ou portable, pour s’informer de notre état de santé, je viens de me rendre compte qu’il y a davantage de gens qui suivent le facebook d’Agnès qui ne lisent le périple de Wonderdad… en même temps je m’en doutais un peu, lorsque tu dépasses trois lignes de texte t’es bien référencé sur Google, mais t’es loin d’être lu par les gens. Ce n’est pas grave, le principal c’est que ça fera des souvenirs à lire pour Emy quand elle sera plus grande. Alors dédicace à me petite fille d’amour, lorsque tu liras ces lignes, si un jour tu les lis, je te fais un gros bisous et je sais d’avance que tu seras devenue une belle personne, je t’aime, ton papa.

Thaïlande en famille - Koh Phangan Koh Tao

Blurp-blurp

J’ai toujours su que je n’avais pas le pied marin, surtout le matin. Durant ma jeune expérience de plongeur j’ai rapidement appris une chose sur moi même, je ne dois surtout pas, mais alors surtout pas manger ni boire quelque chose avant de monter sur un bateau le matin, sinon c’est la digestion à l’envers assuré. Mais à 6h45, lorsque tu es là, devant la mer, à attendre qu’on te dise que le bateau est prêt, regardant la mer et le soleil qui se lève, tu prends ta petite tasse de café sucré, et sans t’en rendre compte, tu te remplis le gosier naturellement, sans même penser aux conséquences. Et lorsque le responsable de la plongée te propose un remède contre le mal de mer, toi, si sûr de ton coup tu refuses gentillement, car ton corps n’a pas encore fait le lien entre ce que tu as ingurgité et la houle qui va secouer ton estomac… Erreur !

A peine avait on mit le pied sur le bateau que les vagues faisaient sentir leur force et leur cadence soutenue. Le problème c’est que sur un zodiac tu peux encore avoir un tangage modéré car il ne dépasse pas une dizaine de mètres, mais lorsque comme à présent, tu te retrouves sur un bateau d’une vingtaine de mètres, lorsque la proue du bateau gagne son point le plus haut soulevé par les vagues, la poupe peut se retrouver à une bonne dizaine de mètres plus bas, alors imaginer le va et vient incessant de bas en haut que fait votre corps dans à ce moment là ! Je vous laisse éprouver la sensation, multiplier là par l’infini et vous aurez encore du mal à voir de quoi je parle.

Mon estomac finissait de se retourner pour la troisième fois et déjà je sentais un moment d’accalmie, pile poile le temps de me préparer, mettre la combi, la ceinture de poids, la bouteille avec le gilet, vérification de mon binôme sans lui vomir dessus et hop dans l’eau ! Enfin, le seul endroit où tu n’as pas le mal de mer c’est dans l’eau, étrange non ? Bien que…. lorsque tu as passé un peu de temps sous l’eau sans ressentir la houle, ça peut te surprendre lorsque tu te retrouves à la surface balloter par les flots.

45 minutes de plongée sur le site de Chumpon Pinnacle et déjà il est temps de refaire surface, l’un des membres de la palanquée est déjà sur réserve, c’est à dire 50 bars, c’est à dire pour ceux qui n’y connaissent rien qu’il est temps de remonter sinon tu vas te retrouver à siffler la bouteille de ton voisin s’il est assez gentil pour te la prêter. On a vu de tout : des murènes, des mérous, des poissons papillons, des poissons perroquets, un poisson coffre jaune… je ne vais pas vous faire tout l’historique vous n’aurez qu’à demander à Jo Plongeur, mais c’était une belle plongée. La remontée sur le bateau se fait aisément et je me sens gagné par l’appétit ! Victoire des ananas ! Pas bien de croire que t’as pas le mal de mer, 10 minutes plus tard ce petit déjeuner finissait dans l’eau pour nourrir les poissons. Décidément cette matinée ne sera pas sous signe des plus digestes. En route pour le site White Rock, et oui deux plongées en une matinée, c’est la mode sur Koh Tao. Faut dire qu’ils ont de quoi trimballer beaucoup de matériels sur le gros bateau alors ça serait dommage de rentrer après avoir fait 3/4 d’heure de traversée.

Thaïlande en famille - Koh Phangan Koh Tao

La deuxième plongée est tout aussi belle, seul bémol tout de même c’est la couleur des coraux, je suis toujours aussi peiné que depuis le jour de ma première plongée en mer aux Maldives avec mon cousin Samy. Le site superbe, pas mieux depuis, mais des coraux tout blancs dévasté par un cyclone. Depuis les coraux de couleurs comme dans les émissions de télé restent pour moi, un mythe.

Je retrouve non sans un bonheur infini le plancher des vaches. Le sol m’a décidément manqué pendant ce périple. J’ai d’ailleurs du mal à ne plus ressentir le tangage mais sur la terme ferme. Heureusement, un bon massage à la noix de coco en compagnie de sa chérie, rien de mieux pour vous détendre. Alors bon les massages thaïlandais, et je ne vous parle que des officiels, pas de ceux que l’on fait à l’arrière de la boutique avec un supplément douteux, ne sont pas les massages balinais ou autres massages qui consiste à caresser délicatement la peau dans le sens du poil, non ! Le massage thaïlandais c’est tonique, vivifiant, ça vous rappelle que ce pays est à la fois jolie, beau et paisible de prime abord mais qu’il est tout aussi violent et parfois blessant. Il ne faut surtout pas hésiter à dire aux masseuses si vous trouver le massage un peu trop rude, pour ma part je n’ai pas eu le temps, après avoir écrasé mes trapèzes avec ses avants bras je ne pouvais plus bouger.

Une bonne nuit dans notre nouveau bungalow grand luxe, rien de mieux pour se remettre d’aplomb….

Thaïlande en famille - Koh Phangan Koh Tao

facebookpinteresttwittersubscribecontact

Thaïlande en famille – Koh Phangan Snorkeling

Le passeur

De bon matin nous profitons du dernier et unique petit déjeuner au Malibu Beach Resort et tant mieux ! Déjà que le responsable nous a fait payer 800 baths de plus pour rajouter un matelas au sol pour la petite, on se fait réprimander par les serveuses car nous arrivons à table à 11h alors que la fin du service est indiqué 10h30 sur le papier, mais dites le si ça vous dérange qu’on dépense de l’argent dans votre hôtel ? Ça nous motive d’autant plus à quitter ce lieu sans regret.

Avec Julien, on va réserver deux chambres dans le fameux Buritara Resort repéré la veille et on négocie pour qu’ils viennent nous récupérer au Malibu.  Au passage on réserve auprès d’une compagnie de taxi-boat, une journée snorkeling. Il faut savoir que sur certaines parties de l’île, il n’y a pas de route praticable donc soit tu fais de la rando soit tu paies un taxi-boat. Le rendez-vous est à 10h avec visite de trois plages différentes, deux pour des spots de découverte sous-marine et une pour un repas sous les cocotiers. Lorsque tu réserves une prestation en Thaïlande faut pas être regardant sur l’organisation, tu peux passer entre les mains de cinq ou six personnes différentes et encore tu n’auras toujours pas rencontré la personne qui va s’occuper de ta sortie le jour J. C’est un peu à la ‘one again’ !

Thaïlande en famille - Koh Phangan Snorkeling

Résultat, l’après-midi se passe en mode farniente dans notre nouveau lieu de villégiature sur Koh Phangan, les femmes sont ravies du lieu et les filles sont ravies de la piscine. Au passage, la responsable ne nous a même pas facturé l’extra bed du coup ça fait 1300 baths par nuit, que du bonheur pour ce super lieu.

On parfait le bronzage en lisant sur le bord de la piscine, on profite, on kiffe !

Le soir nous décidons de nous rendre au centre du village, bon pour cela il faut traverser le fameux détroit qui sépare l’hôtel de cette partie du bourg, et là … on se rend compte que le niveau de l’eau est monté, ça s’appelle la marée. Heureusement passe par là un pêcheur qui vient de ramener dans ses filets un gros paquet de poissons. Nous voyant désabusés sur la rive, il accepte de nous faire passer à tour de rôle de l’autre côté, pour le remercier de ce dur labeur supplémentaire nous lui donnons quelques baths, il est vraiment tombé à pique.

Nous prenons place dans un restaurant donnant sur la jetée où accoste les navires revenant de la pêche. La carte est comme tous les autres restaurants du coin, les tarifs affichés sont honorables, le cours du Pad Thaï (plat typique de nouilles et légumes) et de l’Ice Tea (boisson préférée de Julien et Cléaline, les jours de grande chaleur ils peuvent en ingurgiter une dizaine de canettes) sont assez bas. Lorsque tu pars à l’étranger il faut vite repérer les plats typiques ou ceux que tu adores commander afin de comparer les cartes des restaurants, ça permet de se faire rapidement une idée.

Alors le problème avec un port de pêche c’est que tu as l’odeur qui va avec, et l’odeur des calmars qui sèchent pour vous donner un exemple, c’est comme lorsque tu montes dans un ascenseur et que le chien du voisin arrive de promenade par temps de pluie… ça vous donne une petite idée ? Heureusement l’odeur va et vient, ça nous laisse quelques répits pour profiter des plats, mais ça sera bien la dernière fois qu’on vient ici, qu’on se le dise.

Thaïlande en famille - Koh Phangan Snorkeling

Le retour se fait à corps défend, Julien ne se voit pas, mais alors pas du tout porter les filles une par une pour traverser le détroit. Il arrive à négocier avec un couple de thaïlandais passant par là avec leur gros 4×4, de nous emmener pour 150 baths. Qu’est ce qui peut être motivé quand il le veut celui là !

Qui Qui Qui sont les Snorkies ?

Réveil aux aurores, enfin presque car le soleil se lève tôt en Thaïlande, c’est l’hiver ! On sort de notre bungalow de luxe, plus rien à voir avec les bungalows en bois des hippies qui sont venus à l’assaut des plages thaïlandaises à la recherche du nirvana. Il va falloir allez bousculer la famille Julien car on a rendez vous à 10h avec le taxi-boat, aujourd’hui c’est snorkeling ! Non c’est pas possible ? Dites moi pas que c’est pas vrai ? Ils sont là, fiers et heureux de nous accueillir avec le petit déjeuner ! Mais c’est un mirage ou bien ? J’en ai les larmes aux yeux, je peux désormais mourir tranquille après avoir vu ce miracle se produire un jour !

Allez trêve de palabres, on a de la route, enfin je veux dire de la flotte à traverser ! On loue des palmes, on emprunte les masques et les tubas et on monte dans le taxi-boat. Un gentil monsieur, sosie non officiel de Henri Salvador mais sans dent enfin presque, il lui en reste une qui pendouille encore devant, du genre à se demander : « mais qu’est ce que je fous la toute seule ! ».

Thaïlande en famille - Koh Phangan Snorkeling

Premier arrêt : la plage de Ao Haad Thong Lang, et comme en thaïlandais la plage se dit ‘Ao’, on évitera les répétitions. Les filles nous accompagnent lors de cette première sortie à l’eau. Passées les premières étapes un peu stressantes du masque mal placé, du gilet de sauvetage qui remonte et des premières tasses à l’eau salée, la découverte des poissons colorés sous l’eau fait mouche ! « Ooooooohhhh maman y a plein de poissons sous l’eau ! », enfin avec un tuba dans la bouche ça donnait plutôt ça : « mummman blllreeuuonnnn looooo ! ».

L’exploration est assez sportive car il faut rassurer Emy, et répondre au diverses sollicitations d’Agnès qui découvre elle aussi, avec excitation que la faune sous marine est super belle ! Malheur ! Elle ne peut pas faire de selfie avec son téléphone, elle a oublié de télécharger l’application waterproof ! Damned !

La suite des explorations se fait dans l’ordre suivant : Haad Kom et Bottle Beach où l’on profitera de la pause pour se délecter de notre Pad Thaï favori. Que la vie est belle avec un peu de sable fin, de soleil et d’eau turquoise ! Bon je vais pas vous mentir en vous écrivant cette phrase bidon : « dans ces moments là, on se dit que l’argent n’a plus d’importance ! », tout ça c’est bien joli à décrire mais c’est pas gratuit, c’est un peu comme la pub pour la carte bleue : « pour le reste, il y a Eurocard Master Card ! ».

Après avoir fantasmer sur l’apparition d’une raie manta ou d’un requin baleine, on rentre au bercail. Le taxi-boat raccompagne les filles à l’hôtel et nous ramenons le matériel au club de snorkeling. Pour le retour on se réserve deux scooters, ainsi on se dit que la soirée restaurant se fera sans les services du passeur ! Alors pour louer un scooter en Thaïlande faut un passeport si t’en n’a pas, tu laisses ton pote en caution pendant que tu vas chercher tes papiers. En gros si tu es plein de mauvaises intentions dans ce pays, tu finis avec dans tes bagages : des palmes, des tubas, des matelas et des scooters gratuits ! Mais comme nous ne sommes pas comme ça, je suis revenu chercher mon pote Julien qui attendait patiemment près des brochettes.

Thaïlande en famille - Koh Phangan Snorkeling

Note pour plus tard, à Koh Phangan il y a des sacrées côtes, j’appellerai même ça des montagnettes ! Donc si on vous propose des scooters moins chers que d’habitude changez de chemin, où vous risquez de devoir pousser la machine avec vos pieds ! Après quelques frayeurs de parcours on a tout de même réussi à se trouver un petit restaurant sympa, les pieds dans le sable de la plage de Haad Salad. Quand tu pars en voyage sans avoir prévu quoique ce soit, faut pas perdre de vue que tu vas te prendre des râteaux ou tomber sur des plans foireux au début mais qu’avec un peu de patience tu seras gagnant car tu trouveras la pépite ! Dédicace à l’hôtel Tree House de Koh Samui.

facebookpinteresttwittersubscribecontact